Aller au Forum

Retour à l'accueil

dimanche, avril 10 2011

Japon : Le gouvernement relance la construction

Le premier ministre Japonais vient de déléguer 22.000 soldats supplémentaires ainsi que 90 avions et 50 navires afin de trouver les corps des personnes qui sont toujours disparues.

Naoto Kan a promis aux populations de ne pas les abandonner.

Il s'est rendu une nouvelle fois à Ishinomaki, une ville portuaire qui a été complètement dévastée par le tsunami qui a suivi le séisme.

La ville comportait 163.000 habitants et a subit de lourdes pertes : 2653 morts et toujours 2770 disparus provisoires.

17.000 personnes sont encore dans des centres d'accueil et la plupart ne regagneront certainement jamais le domicile.

Le maire de la ville a ainsi réclamé la construction temporaires pour ces milliers de sans abris.

La priorité est de remettre en état les bâtiments relatifs à la pêche côtière afin de relancer l'économie de la ville et faciliter la reconstruction.

Évidement, les récents versements d'eau radioactive dans l'océan vont rendre la tache plus compliquée...

Dans tout le pays,  on compte actuellement 12.998 morts et 14.600 personnes sont toujours portées disparues et il y a plus de 150.000 réfugiés dans des centres d'accueil.

samedi, avril 2 2011

Japon : Une fissure détectée dans le réacteur numéro 2

TEPCO a annoncé aujourd'hui avoir détecté une fissure dans le béton du réacteur numéro 2 à Fukushima.

Cette fissure pourrait être à l'origine des récentes radioactivités élevées mesurées au large de la côte nord-est du Japon mais on ignore pour le moment si cette eau provient directement du réacteur.

Les Japonais sont actuellement en train d'injecter du béton pour colmater la fuite, ils devraient avoir fini d'ici demain.

"Nous analysons des échantillons d'eau prélevés sur le site (de la fuite) et en mer et nous ne pourrons répondre avec certitude tant que les résultats n'auront pas été étudiés", a dit Hidehiko Nishiyama, le directeur général adjoint de la NISA (Agence de sûreté nucléaire et industrielle du Japon)

Si c'est bien cette fuite qui est la cause de la hausse de radioactivité en mer, le problème devrait être rapidement réglé.

Le premier ministre Japonais, Naoto Kan est allé au front aujourd'hui.

Alors que sa cote de popularité est en baisse et que la population lui reproche sa piètre gestion de la catastrophe, il a voulu se rendre directement là ou la situation est la plus critique afin de montrer que lui aussi est touché par les évènements.

Il s'est entretenu avec des sinistrés hébergés dans un camp de fortune à Rikuzentakata, une ville de 23.000 habitants dont il ne reste que des ruines et de la boue et a assuré que le gouvernement ne les abandonnera pas et sera avec eux.

Après ça, il s'est rendu dans la zone d'exclusion des 20km autour de la centrale, dans le camp de base ou se trouvent les ingénieurs qui s'efforcent de refroidir les réacteurs. Il a montré par cette action qu'il était lui aussi impliqué et qu'il n'hésiterait pas à faire le nécessaire pour aider la population.

jeudi, mars 31 2011

Nicolas Sarkozy au Japon

Le président Français, s'est rendu au Japon aujourd'hui.

Depuis le 11 Mars, Nicolas Sarkozy est le seul chef d'Etat à s'être rendu sur place et il monte ainsi dans le coeur des Japonais.

Le premier ministre, Naoto Kan a avoué que la crise que connait le Japon actuellement est la plus grave depuis 1945. De nombreux médias (essentiellement Français) ont utilisés cette expression mais c'est la première fois qu'un représentant de l'Etat Japonais l'affirme.

Il a aussi dit que Nicolas Sarkozy était pour le Japon un variable ami, je le cite : "Quand on vient vous rendre visite alors qu'il pleut fort dehors, vous pouvez considérer votre visiteur comme un véritable ami" (c'est d'ailleurs un célèbre proverbe Japonais)

Du coté de la recherche des morts et des disparus, plus de 11.000 corps ont étés retrouvés et on pense qu'il y a au total plus de 20.000 morts.

Les recherches sont énormément freinées par la quantité de débris et de gravats qui rendent très difficile l'avancée des officiers.

De plus, la zone d'exclusion de 20km autour de la centrale est à la fois difficile d'accès et surtout très inquiétante. La plupart de ceux qui effectuent les recherches ont peur de s'y aventurer. (Et on ne peut vraiment pas les blâmer pour ça, je pense que peu de personnes iraient sans hésiter...)$

Les policiers sont équipés chacun d'un détecteur de radiations et ont ordre de quitter la zone en cas d'alerte, ce qui se produit souvent. Ils ont ainsi dû abandonner l'extraction d'un corps dimanche.

Tous les corps présentant des niveaux de radiations (même faibles) sont confiés à des "décontaminateurs", des hommes portant des combinaisons protectrices qui se chargent de les laver et les décontaminer au maximum.

La crémation pose aussi problème... il s'agit du rituel le plus fréquent au Japon, mais le feu propage les radiations.

Des niveaux de radiation 4.385 fois supérieurs à la limite légale ont aussi été relevés jeudi dans l'eau de mer à 330 mètres du rivage mais cela ne présenterait toujours pas de risque pour la santé humaine, une nappe phréatique aurait aussi été contaminée, présentant des niveaux d'iode 131, 10.000 fois supérieure à la normale à 15 mètres de profondeur sous l'un des six réacteurs de la centrale